Zohran Mamdani, un jeune maire progressiste élu à 34 ans, a officiellement pris ses fonctions le 1er janvier 2025, promettant de transformer New York en un bastion de la gauche. En présence de figures emblématiques comme Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez, il a déclaré vouloir prouver que "la gauche peut gouverner" et respecter les engagements pris pendant sa campagne.
Élu sur une plateforme axée sur la lutte contre le coût de la vie, Mamdani s'engage à offrir un "service universel de garde d'enfants", à instituer un "gel des loyers", et à développer des "bus rapides et gratuits". "À partir d’aujourd’hui, nous gouvernerons avec ambition et détermination", a-t-il affirmé devant une foule de partisans. Le maire, qui a pris ses fonctions sur un exemplaire du Coran, est le premier musulman à occuper ce poste à New York.
Lors de sa première allocution, Mamdani a évoqué la nécessité de répondre aux préoccupations même des électeurs de Donald Trump, soulignant que cette élection était un acte de courage face à la peur et à la division. "New York a choisi le courage plutôt que la peur !" a exprimé Ocasio-Cortez, galvanisant la foule.
Le nouveau maire, qui n’a pas une longue expérience politique, devra pourtant naviguer dans un paysage complexe. Des voix comme celle de Ken Foster, employé municipal, témoignent d’un renouveau d’espoir : "C’est incroyable de le voir prendre ses fonctions, un véritable souffle d’espoir pour les progressistes".
Pour atteindre ses objectifs, Mamdani devra faire face à des défis significatifs, notamment dans les mois précédant les élections de mi-mandat, où ses réussites seront minutieusement scrutées par la direction démocrate. De plus, alors qu’il est un fervent défenseur de la cause palestinienne, son engagement devra être équilibré avec la nécessité de défendre la communauté juive à New York, où l’antisémitisme est en augmentation.
En somme, avec son mandat, Zohran Mamdani représente une tentative audacieuse d'urbaniser la politique de gauche dans une ville qui ne cesse de se réinventer. Comme l’a mentionné le quotidien Le Monde, cette élection pourrait marquer un tournant dans la dynamique électorale américaine, ouvrant ainsi la voie à une gouvernance différente à Manhattan et au-delà.







