Depuis le 1er janvier, 24 anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur en France ont vu leurs avantages de sécurité revus à la baisse. Cette décision, annoncée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, marque un tournant dans la gestion des ressources publiques et de la sécurité des hommes politiques, comme rapporté par Franceinfo.
Concrètement, 24 policiers et chauffeurs ont été retirés de leur service auprès d’anciens membres du gouvernement, ce qui inclut des figures notables telles que Jean-Marc Ayrault et François Fillon. Ce changement, prévu pour encadrer plus efficacement la protection accordée à ces personnalités, a été confirmé par Matignon.
Les anciens Premiers ministres bénéficieront désormais d’une protection policière pendant trois ans après leur mandat, contre une protection illimitée précédemment. En ce qui concerne les ministres de l’Intérieur, ils auront droit à une protection d’une durée de deux ans. Au-delà de ces délais, une évaluation des menaces déterminera la poursuite ou non de leur dispositif de sécurité. « L’objectif n’est pas de supprimer toute protection, mais d’adapter les moyens aux risques réels », a souligné le ministère de l’Intérieur.
Cette décision a été motivée par une volonté d’harmoniser les mesures de sécurité avec la réalité des menaces pesant sur ces personnalités. Selon les avis d’experts, cela pourrait également faire écho à une exigence de transparence et de gestion efficace des fonds publics. « La rationalisation se veut synonyme d’efficience », a déclaré un analyste politique, ajoutant que « cette initiative pourrait renforcer la confiance des citoyens en montrant que les mesures de sécurité ne sont pas des privilèges, mais des nécessités justifiées ».
Si des figures telles que Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve se voient actuellement privées de protection, il est à noter qu’Edouard Philippe, ancien Premier ministre, bénéficie toujours d'une sécurité renforcée, alors qu'il est en pleine campagne pour les élections présidentielles. « La notoriété est à la fois un atout et un risque », a affirmé un expert en sûreté politique.
En somme, cette réforme pourrait bien changer la donne en matière de gestion des anciens privilèges gouvernementaux en France, ouvrant la voie à une denrée plus rationnelle et proportionnée quant aux enjeux de la sécurité personnelle.







