Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a récemment évoqué sa volonté de dialoguer avec le président américain Donald Trump pour aborder des questions cruciales comme la lutte contre le narcotrafic et l'exploitation pétrolière. Sans confirmer ni démentir les frappes américaines sur des installations portuaires au Venezuela, Maduro a déclaré lors d'une interview que son gouvernement est prêt à discuter « quand ils le veulent, où ils le veulent ».
Les tensions entre le Venezuela et les États-Unis se sont intensifiées ces dernières semaines, avec le déploiement de moyens militaires américains dans la région. Cette situation a conduit à des interrogations sur les motivations américaines, Trump renforçant ses accusations à l'égard de Maduro, le qualifiant de responsable d'un vaste réseau de narcotrafic. En réponse, Maduro souligne que son administration est déterminée à protéger l'intégrité du pays.
Au cours d'une interview avec la chaîne nationale VTV, il a affirmé : « Nous sommes prêts à discuter d'un véritable accord pour combattre le trafic de drogue si les États-Unis le souhaitent ». Ce dialogue potentiel intervient dans un contexte où des sanctions pétrolières strictes affectent gravement l'économie vénézuélienne, pourtant riche en ressources naturelles.
Tout en affichant sa disponibilité pour les négociations, Maduro a également fait référence aux récents accords bilatéraux concernant le retour de migrants vénézuéliens, démontre un désir d'apaisement. L'intensification des arrestations politiques dans le pays, comme le rapporte l'ONG Provea, pose cependant question sur la volonté réelle du gouvernement de dialoguer.
Les experts en relations internationales, comme Juan Carlos Valero, estiment que cet appel au dialogue pourrait être une manœuvre stratégique visant à alléger la pression exercée par les États-Unis. « La situation économique désastreuse et l'isolement international contraignent Maduro à chercher une issue », commente-t-il.
Alors que le monde observe avec attention, la position de Maduro pourrait également avoir des implications sur la prochaine présidentielle vénézuélienne, dont l'issue, contestée par l'opposition, pèse lourdement sur l'image du pouvoir en place.







