Les syndicats Force Ouvrière et la CGT ont intenté une action en justice contre la direction de la poudrerie d'Eurenco à Bergerac, l'accusant de tenter de « casser la grève ». Ce jeudi 12 février, une audience est programmée au tribunal de Bergerac à 14 heures.
Le mouvement de grève a débuté à la fin de janvier, avec un appel à manifester devant le tribunal. Les représentants syndicaux et leur avocat espèrent obtenir justice face à ce qu'ils qualifient d'entrave au droit de grève. Leurs accusations reposent sur l'utilisation d'intérimaires pour remplacer des salariés grévistes, notamment sur une ligne de production liée à la fabrication de charges modulaires, comme le rapporte Le Monde.
Une centaine de salariés mobilisés ce mercredi
Ce mercredi, pour la troisième fois, les travailleurs d'Eurenco se sont rassemblés à l’extérieur de l’usine pour exprimer leurs revendications. Depuis le 26 janvier, ils demandent une augmentation de salaire de 130 euros brut par mois ainsi que de meilleures conditions de travail. Selon eux, l’entreprise, qui tire profit de la situation générée par le conflit en Ukraine, peut se permettre une telle revalorisation, rapportent nos confrères de France Info.
En réponse aux revendications, la direction d'Eurenco a proposé une augmentation de 1,2% pour tous les employés, associée à une prime de 300 euros, une offre jugée insuffisante par les syndicats.
Alors que les tensions persistent, la direction nie avoir enfreint le droit de grève, affirmant son attachement au respect de la législation, comme l’indique un communiqué officiel précédemment publié.







