Lors d'une audition au Congrès le 11 février, Pam Bondi, procureure générale des États-Unis, a fermement défendu sa gestion de l'affaire Jeffrey Epstein, répondant aux accusations des démocrates qui l'accusent d'utiliser le dossier à des fins politiques en faveur de Donald Trump.
Depuis la publication d'une nouvelle série de documents par le département de la Justice, qui a suscité de vives critiques, même parmi les républicains, Bondu a été confrontée à des demandes insistantes pour une transparence totale concernant les éléments caviardés ou omis. En vertu d'une loi votée par le Congrès en novembre, le ministère avait l'obligation de publier l'intégralité des pièces du dossier.
Bondi a affirmé que des enquêtes étaient toujours en cours, s'écartant des propos de Todd Blanche, son directeur adjoint, qui avait affirmé qu'aucun élément susceptible de conduire à de nouvelles inculpations ne serait présent. Jamie Raskin, membre démocrate, a accusé le département de "cacher" des informations essentielles sur cette affaire explosive.
"J'ai consacré ma carrière à la défense des victimes, et cela ne changera pas", a insisté Pam Bondi, alors que plusieurs victimes d'Epstein étaient présentes lors de l'audition.
Des critiques acerbes sur la dissimulation
Les critiques ne se sont pas limitées aux démocrates. Même Thomas Massie, républicain et coauteur de la loi sur la transparence, a exprimé son indignation quant au caviardage des noms de complices potentiels d'Epstein. De plus, les élus ont dénoncé la divulgation involontaire d'informations sensibles concernant certaines victimes.
Dans un échange tendu, Bondi s'est défendue contre des attaques personnelles tout en se justifiant sur la gestion des publications de son ministère. "Notre taux d'erreur est faible", a-t-elle déclaré, promettant de corriger toute divulgation erronée.
Pramila Jayapal, une élue démocrate, a demandé à Bondi de s'excuser auprès des victimes, mais celle-ci a rejeté la demande, l'accusant de "faire du théâtre".
Les liens de Trump avec Epstein dans le viseur
En campagne pour 2024, Donald Trump avait promis de rendre publics tous les documents liés à l'affaire Epstein. Cependant, ses retards ont conduit à des accusations de dissimulation, y compris au sein de son propre entourage. Malgré ses affirmations d'avoir rompu avec Epstein avant les scandales, la divulgation récente d'appels entre Trump et des représentants de la loi jette une ombre sur la véracité de cette déclaration.
Les démocrates s'en sont également pris à Bondi sur la façon dont le ministère de la Justice a géré les poursuites qui semblent être influencées par Trump. Raskin a plaisanté, disant que le ministère servait désormais d'outil de vengeance pour Trump. Avec des informations de Reuters et de l'AFP.







