Un groupe armé connu sous le nom de « Les révolutionnaires du sud libyen » a récemment revendiqué une offensive audacieuse contre un convoi de l'Armée nationale libyenne (ANL) le 9 février. Ce convoi, transportant du carburant à destination du Soudan, a été attaqué alors qu'il était escorté par la brigade Souboul al Salam, affectée à la sécurité de la région. Malgré cette protection, trois camions ont été incendiés.
Il s'agit de la deuxième attaque en douze jours contre les forces du maréchal Khalifa Haftar. La première avait eu lieu le 31 janvier, lorsque les révolutionnaires s'étaient emparés de Touma, un point frontalier principal entre le Tchad et la Libye. Ce groupe, dirigé par Mohamad Wardagou, menace de "multiplier les interventions le long de la frontière", dénonçant la corruption au sein de l'ANL et le manque de carburant qui touche le sud libyen.
Les experts s'inquiètent de l'escalade de la violence, notamment en raison de l'implication croissante des mercenaires. Un incident tragique a mis en lumière la présence de mercenaires russes en Libye, suite au crash d'un hélicoptère de secours qui a causé la mort de cinq personnes. Cet hélicoptère avait été dépêché pour secourir un membre de la brigade Souboul al Salam blessé dans l'attaque contre le convoi.
La base militaire d’Al Sarah, située à 300 km au sud-ouest d'Al Koufra, est l'un des sites stratégiques où les paramilitaires russes de l'Africa Corps, successeurs du groupe Wagner, opèrent. Les experts de l'ONU estiment que cette base est impliquée dans des trafics transfrontaliers d'armement et de carburant.
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