Alors que la campagne pour les élections municipales bat son plein à Saint-Papoul, les préoccupations liées à la sécurité des habitants face aux risques d’inondation émergent au premier plan. Les deux listes concurrentes intensifient leurs efforts pour séduire les électeurs, tout en plaçant la question de la révision du Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) au cœur de leurs débats.
Monique Serres, candidate tête de liste pour "Saint-Papoul a des ailes", exprime des inquiétudes sur la révision en cours du PPRI, qui pourrait modifier le zonage actuel et entraîner un classement de près de 50 nouvelles propriétés en tant que zone rouge Ri1. Selon les avis du conseil municipal du 27 octobre 2025, ce changement, qui n’a pas été suffisamment relayé auprès des habitants, pourrait avoir des conséquences catastrophiques : perte du droit à construire, dépréciation de la valeur des biens immobiliers, mais aussi difficultés d’accès à l’assurance, comme le souligne Le Monde.
Un des points épineux de cette révision concerne des projets municipaux, comme la construction d’une nouvelle école et de logements sociaux, incluant des parcelles situées en zone inondable. Les coûts de ces projets, qui étaient estimés à 2 millions d’euros, ont grimpé à 3 millions, selon les dernières informations. De plus, l’artificialisation de ces territoires pourrait accroître le risque d’inondation pour les riverains.
Face à ces enjeux, la candidate Serres plaide pour une alternative à la construction d’une nouvelle école, en faveur de la rénovation de l’ancienne maison de l’instituteur, un bâtiment moins vulnérable aux inondations. Elle évoque des coûts de réhabilitation qui resteraient maîtrisés, et la nécessité de repenser les projets pour garantir la sécurité des enfants, plusieurs experts s’accordant sur le fait que l’établissement actuel est en zone refuge, identifiée par le futur PPRI.
Le débat s'étend également au projet de parc éolien, projetant l'installation de plusieurs éoliennes dans une zone déjà fragile, avec un impact potentiel sur l’écosystème local. Les riverains s'inquiètent des effets de l’artificialisation sur le ruissellement des eaux et des inondations en aval. C’est un sujet d'une grande importance, et des discussions se poursuivent sur la manière de concilier énergies renouvelables et protection de l'environnement, comme l'indique Le Figaro.
Monique Serres lance un appel à la transparence et demande des solutions concrètes telles que la mise en place de bassins de rétention et de jardins pluviaux pour mieux gérer les eaux. Elle invite également tous les citoyens de Saint-Papoul à participer à une réunion publique le 19 février à 20h30, pour discuter de ces préoccupations pressantes et s’assurer que la voix des habitants soit entendue. Le risque d’inondation n’est plus une hypothèse, il devient une réalité urgente à prendre en compte.







