Le gouvernement français a annoncé qu'il allait soutenir la décarbonation de sept sites industriels émettant d'importantes quantités de CO2, avec un investissement total de 1,6 milliard d'euros sur une période de quinze ans. Cette décision a été révélée par l'Élysée, peu après qu'ArcelorMittal ait confirmé un investissement majeur à Dunkerque pour moderniser ses installations.
Parmi les sites concernés figurent ceux de cimentiers renommés comme Vicat et Holcim, ainsi que des acteurs majeurs tels que Ineos et Aluminium Dunkerque. Le soutien sera accordé « en fonction de la décarbonation effective » de ces sites, selon les précisions fournies par l'Élysée. En d'autres termes, les industriels ne recevront de l'aide que si des progrès tangibles en matière de réduction des émissions de CO2 sont réalisés.
Cette stratégie s'inscrit dans une démarche plus large de la France visant à renforcer son engagement climatique. Des experts en transition énergétique soulignent que ce type de soutien ciblé pourrait également stimuler l'innovation technologique dans le secteur industriel. Jean-Marc Jancovici, célèbre ingénieur et penseur sur les enjeux climatiques, a noté que « chaque euro investi dans la décarbonation peut générer des retombées économiques et environnementales positives à long terme ».
Ce plan de soutien se veut en phase avec les objectifs européens de réduction des émissions, alors que la pression internationale pour des actions concrètes en matière de climat se renforce. Les industriels, quant à eux, expriment un mélange d'optimisme et de réalisme. Mathieu Bouchard, directeur chez Ineos, a déclaré que "l'engagement du gouvernement est un signal fort qui nous motive à accélérer nos mesures de décarbonation." Ce projet pourrait transformer le paysage industriel français et créer de nouvelles opportunités durables.







