ProNatura France, une fédération nationale dédiée à la préservation de la biodiversité et au bien-être animal, a récemment saisi le tribunal administratif de Toulouse. L'association dénonce le manque de transparence des services publics concernant le Refuge des tortues de Bessières, fermé depuis mars 2024 suite à des perquisitions. Selon ProNatura, les réponses des autorités sont insuffisantes et tardent à venir.
Le refuge, qui a été mis en liquidation judiciaire, abritait près de 1500 tortues terrestres et aquatiques, réparties dans divers zoos par les services de l'État. Jérôme Maran, le fondateur et gestionnaire de cette structure, a été placé sous contrôle judiciaire pour des accusations graves telles que l'atteinte à des espèces protégées et la cruauté envers les animaux.
Dans son communiqué, ProNatura souligne que l'arrêté préfectoral de fermeture administrative reste introuvable et qu'il n’a pas été publié au registre des actes administratifs, ce qui soulève de nombreuses inquiétudes. La fédération indique qu'elle a adressé plusieurs demandes écrites aux services concernés. Même après l'intervention de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), qui a confirmé que les documents en question devaient être transmis, aucune réponse n'a été reçue.
Bientôt un procès ?
ProNatura va plus loin en affirmant avoir reçu des informations selon lesquelles des tortues auraient pu demeurer sur le site après sa fermeture. L’association a donc posé une demande officielle pour que ces animaux soient transférés vers des structures disposant des habilitations nécessaires.
Contactés par La Dépêche, les représentants des services de l'État ont opté pour le silence, invoquant une enquête toujours en cours. Cependant, cette enquête devrait se conclure prochainement, possiblement par un procès. Jérôme Maran, de son côté, continue de manifester son indignation face à la situation. Il est également en désaccord avec l’achat du refuge par la mairie de Bessières pour 75 000 euros, qu’il estime largement sous-évalué. « Ce refuge vaut dix fois plus ! » s’insurge-t-il, promettant de garder le public informé de ses démarches pour obtenir justice.







