Le 11 février 2025, deux policiers de Marseille ont été condamnés à deux ans de prison, avec un sursis probatoire pour l'un d'eux, pour des violences aggravées sur une serveuse et plusieurs clients d'un snack de nuit. En état d'ivresse et hors service, ils avaient pris part à une rixe violente. Le tribunal a décidé que la portion ferme d'un an sera exécutée sous bracelet électronique.
Leurs actes ont été qualifiés de « dérapages inacceptables » par la procureure, qui a exprimé de vives inquiétudes quant à la capacité de ces agents à exercer leur fonction. L'interdiction d'exercer la profession de policier et de porter une arme durant cinq ans a été ordonnée.
Anthony H., 31 ans, et Mehdi B., 37 ans, affectés à la brigade de nuit, étaient alors en train de fêter un anniversaire. Selon les témoignages, Anthony H. aurait exigé des images de vidéosurveillance après qu'une serveuse ait essayé de résoudre pacifiquement un conflit lié à un vol. La serveuse a, de son côté, évoqué avoir été poussée vers une vitrine et giflée par les deux hommes.
Une spirale de violence
Des clients présents ont tenté d'intervenir pour calmer la situation, mais la tension est montée d'un cran lorsque Mehdi B. a sorti sa matraque télescopique. Les vidéos des événements montrent des policiers en état d'ébriété, assenant des coups tout en clamant leur autorité : « C’est moi la police, c’est moi qui commande ». Ce propos a particulièrement choqué l’auditoire et a mis en lumière le comportement inadéquat de ces agents des forces de l'ordre.
Dans un contexte où le respect de la police est souvent questionné, ce cas a ravivé les débats sur les violences policières. La procureure a posé une question alarmante : « Que font-ils encore dans la police ? », en référence à leurs casiers judiciaires. D'éventuelles recommandations pour des réformes au sein des forces de l'ordre pourraient être évoquées à la suite de cette affaire, comme l’a souligné le sociologue David Thoe. Il a affirmé : « Des actions concrètes s’avèrent essentielles pour restaurer la confiance de la population envers ses forces de police. »
Ancien militaire ayant des antécédents de violence, Anthony H. a reconnu avoir « un problème avec l’alcool », notamment après la perte d’un camarade au Mali. Ce parcours soulève des questions sur le processus de sélection au sein de la police. La justesse sur les méthodes de recrutement et de soutien de ces professionnels sera un point central des discussions à venir.
En fin de compte, cette affaire souligne la nécessité d'une véritable réforme des forces de l'ordre pour éviter que des situations similaires ne se reproduisent et pour garantir la sécurité de tous.







