La Cour d'appel de Toulouse a tranché et ordonne le maintien de l'isolement de Cédric Jubillar jusqu'en mars 2026, une décision qui suscite des débats. L'ancien plaquiste, condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre de son ex-femme, Delphine Jubillar, est incarcéré dans la prison de Seysses depuis le 18 juin 2021. Son nouvel avocat, Maître Pierre Debuisson, refuse de participer aux réunions préparatoires et au procès, considérant que l'isolement de son client est injustifié.
La Cour justifie cette mesure par un rapport du directeur interrégional des services pénitentiaires, indiquant que "le placement à l'isolement constitue l’unique moyen d’assurer sa sécurité". Une affirmation qui tranche avec la norme, généralement limitée à deux ans. Cela relève d'une décision du ministre de la justice, un fait souligné par d'autres sources, y compris France Bleu.
Pourtant, la pression s'accroît de la part de l'avocat de Jubillar, qui conteste le bien-fondé de cette décision. En effet, lors du procès précédent à Albi, les anciens conseils de Jubillar, Maître Alexandre Martin et Maître Emmanuelle Franck, avaient mis l'accent sur la détresse de leur client, une préoccupation que Maître Debuisson semble partager. Cette contestation pourrait aboutir à un recours, lequel doit être déposé dans un délai de deux mois suivant la notification du prolongement de l'isolement, fixé au 11 décembre 2025.
L'audience en appel de Cédric Jubillar se déroulera devant la cour d’assises de la Haute-Garonne à Toulouse au début de 2027. Les précisions sur la date exacte et la durée de ce procès doivent être définies lors d'une réunion préparatoire prévue le 19 février 2026. Une réunion à laquelle ni Cédric Jubillar ni son avocat ne sont certains de participer, ce qui pourrait compliquer davantage la défense.







