Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a récemment exprimé sa préoccupation face aux attaques systématiques visant la ligne d'écoute 3919, vitale pour les femmes victimes de violences conjugales. Lors d'une séance de questions au gouvernement, il a qualifié ces actes de manifestations d'une "menace masculiniste décomplexée" qui vise à compromettre les efforts d'égalité.
Nuñez a souligné que ces agressions ne sont pas isolées, mais s'inscrivent dans une stratégie délibérée pour intimider les acteurs politiques engagés dans la lutte contre les violences faites aux femmes, ainsi que les associations féministes. "Le dernier rapport du Haut Conseil à l'égalité montre que 39% des hommes pensent que le féminisme menace leur position dans la société", a-t-il déclaré, alertant sur la montée de cette idéologie inquiétante.
Début février, Camille Lextray, porte-parole de la Fédération nationale Solidarité Femmes, avait déjà noté une augmentation des tentatives de saturation du 3919. Elle a révélé que des appels coordonnés, souvent agressifs, ciblaient non seulement le service d'écoute mais aussi les écoutantes elles-mêmes. "Ces actions proviennent de groupes revendiquant l'ouverture du 3919 aux hommes, jouant sur des thèmes de 'discrimination anti-hommes' malgré l'existence de dispositifs conçus pour les victimes féminines", a-t-elle précisé.
Une réponse gouvernementale renforcée
Dans un contexte où la sécurité des dispositifs d’écoute est primordiale, Laurent Nuñez a rappelé que les mesures antiterroristes pourraient être appliquées si les attaques se poursuivent. Cela souligne la gravité de la situation et montre que le gouvernement ne reste pas inactif face à cette menace grandissante.
Les réactions d'experts et d'organisations féministes vont dans le même sens : la protection des femmes et des dispositifs dédiés doit être une priorité. Comme l'a déclaré un membre de l'association Osez le féminisme : "Il est essentiel de défendre ces lignes d'écoute, car elles représentent un précieux recours pour les victimes en détresse".







