Le 9 février, Sophie Panonacle, députée de la 8e circonscription de Gironde, a interpellé Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, par le biais d'une question écrite. Elle a plaidé en faveur de la création d'un fonds de garantie spécialement dédié aux ostréiculteurs, afin de les indemniser lors de crises sanitaires, telles que celle causée par la pollution des eaux côtières.
Les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon subissent régulièrement des fermetures entraînées par la contamination au norovirus, sans aucune forme de compensation financière. Dans ce contexte, la députée a évoqué une initiative inspirée du principe du "pollueur-payeur" pour constituer un fonds de garantie visant à sécuriser les revenus des conchyliculteurs en cas de besoin. "À ce jour, aucune indemnisation n’est prévue pour ces professionnels", a-t-elle souligné avec inquiétude.
Selon un rapport de France 3 Nouvelle-Aquitaine, ce fonds pourrait se financer en partie à travers une redevance collectée par les agences de l'eau, qui proviendrait des factures liées à la collecte et au traitement des eaux. Une idée qui va dans le sens des recommandations des responsables locaux de l’industrie conchylicole, comme Olivier Laban, président du Comité régional de la conchyliculture Arcachon-Aquitaine.
Cette proposition vise non seulement à réduire l’impact économique sur les ostréiculteurs en cas de crise, mais aussi à sanctuariser l’avenir de cette profession essentielle pour l'économie locale. Avec ces plans, Sophie Panonacle espère établir un cadre solide pour renforcer la résilience des professionnels en période de crise.







