À l'approche de 2026, les économistes s'accordent à dire que l'intelligence artificielle (IA) jouera un rôle central dans la conduite de l'économie mondiale. Madhur Jha, économiste chez Standard Chartered, estime que nous assisterons à une stabilisation de la croissance mondiale à environ 3,4 %. Cette prévision fait suite à une année 2025 marquée par une hausse des exportations et des baisses de taux par les banques centrales. Cependant, Jha souligne que la dynamique de l'exportation pourrait s'estomper, amenant les gouvernements à jouer un rôle plus actif dans la politique budgétaire. En effet, de nombreux pays cherchent à augmenter leurs dépenses en matière de défense et d'infrastructures.
Selon Philippe Dauba-Pantanacce, responsable de l'analyse géopolitique, l'année 2025 a été marquée par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, rendant les relations internationales plus imprévisibles. La tendance vers un ordre mondial multipolaire se renforce, avec des alliances qui changent rapidement, signalant une complexification des interactions géopolitiques. Cela soulève des questions sur l'impact de ces changements sur la politique économique américaine.
Les élections de mi-mandat aux États-Unis pourraient offrir des rebondissements inattendus, les démocrates ayant une chance de reprendre le contrôle de la Chambre des représentants. Selon Dauba-Pantanacce, cette situation pourrait générer une volatilité dans les décisions économiques, notamment en ce qui concerne la gestion des droits de douane.
Du côté de la Chine, l'impératif de stimuler la demande intérieure reste. La croissance de son excédent commercial pourrait rester élevée, malgré les efforts du gouvernement pour soutenir la consommation. La mise en œuvre de politiques sociales visant à améliorer la protection des ménages est envisagée, mais de manière graduelle.
En résumé, le périple économique de 2020 à 2025 se caractérise par des réorientations des chaînes d'approvisionnement et l'émergence d'un monde multipolaire, sans pour autant parler de démondialisation (source : François Lenglet, France 2).
Pour les prochaines années, l'IA devrait dominer les discussions économiques, avec une monétisation progressive de ses applications. Jha conclut en évoquant un avenir où les gains d'efficacité liés à l'IA transformeront notablement l'économie mondiale, tout en soulignant les défis que cette transition imposera aux marchés du travail et à la consommation d'énergie.







