Depuis le début de la grève nationale des médecins libéraux le 5 janvier, le secteur hospitalier public est confronté à d'importantes difficultés de fonctionnement. En réponse, le CHU de Toulouse a activé son plan blanc de niveau 1 le 8 janvier, mobilisant ainsi ses équipes pour assurer la continuité des services.
D'après les informations relayées par France Bleu, le CHU s'attend à un report significatif d’activité, notamment entre le 10 et le 14 janvier, en raison des conséquences de cette grève. Pour anticiper d'éventuels problèmes pendant une période hivernale déjà critique, le plan blanc permet de déprogrammer certaines opérations non urgentes et, si nécessaire, de faire appel à des soignants supplémentaires.
Les services les plus vulnérables, comme les urgences, la maternité, le Samu et la traumatologie, vont bénéficier de renforts, alors que les médecins spécialistes sont sollicités pour renforcer leur présence. En outre, il est essentiel pour les patients de contacter le 15 avant de se diriger vers les urgences de Purpan ou Rangueil. Cela vise à désengorger les services pour ceux qui n'ont pas besoin d'une intervention immédiate.
Le plan blanc, régulièrement déployé dans des circonstances exceptionnelles, permet aux établissements de santé de réagir rapidement face à un afflux massif de patients. Selon Force Ouvrière, ce dispositif a été activé plus de 80 fois rien qu'en janvier 2025 en France, mettant en lumière la crise persistance de ressources et de personnel dans les hôpitaux.
À la suite de cette grève, des experts appellent à une nécessaire réforme du système de santé pour garantir des soins de qualité à tous. Les propos d'un médecin toulousain soulignent : "Cette situation est le fruit d'une accumulation de difficultés qui doivent être résolues pour éviter de futurs conflits." Il semble donc impératif de repenser l'organisation des soins en France afin d'assurer leur pérennité.







