Dans un contexte mondial où les tensions géopolitiques s'intensifient, il est essentiel de se tourner vers des penseurs tels que Jean-Jacques Rousseau. Ce dernier, dans son Discours sur l’origine de l’inégalité de 1754, interrogeait déjà la notion de propriété et ses dérives. Alors que des dirigeants tentent de s’approprier des territoires et des ressources, les mots de Rousseau résonnent plus que jamais.
Lors d'une promenade au bord de l'océan, Pierre-Marie Tricaud exprime, à travers les réflexions de sa femme, le paradoxe de la beauté de la nature face à la jalousie et à la violence des hommes. Comme il le souligne avec justesse, cette beauté appartient à tous, une pensée qui renvoie au souci de Rousseau pour le respect et l'égalité entre les individus. « Les fruits sont à tous, et la terre n’est à personne », écrivait-il, un appel à la solidarité qui semble urgent dans un monde où la guerre et les inégalités persistent, comme l’indiquent les analyses du France 24.
Des experts soulignent que les crises actuelles, qu'elles soient économiques ou sociales, rendent les idées de Rousseau d’une pertinence frappante. L'économiste et auteur Thomas Piketty s'accorde à dire que la réflexion sur les injustices de possession reste d'une brûlante actualité, surtout dans une époque marquée par les grandes inégalités.
« Le vrai fondateur de la société civile serait celui qui aurait su remettre en cause cet enclos initial, comme Rousseau le plaide. À l’heure où les puissants multiplient les déclarations de propriété, nous devons rester vigilants », conclut un sociologue interrogé sur le sujet.
Pour nombre d’entre nous, ces réflexions ne sont pas simplement des notions abstraites mais des vérités qui devraient guider nos actions individuelles et collectives.







