Lors d'un discours marquant devant les ambassadeurs, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé le droit des Européens à s'opposer aux États-Unis lorsqu'ils considèrent que les propositions de leur allié historique sont inacceptables.
Barrot a évoqué une dissonance croissante avec les États-Unis, malgré l'histoire commune qui unit les deux peuples. Reconnaissant les changements apportés par la nouvelle administration américaine, il a précisé : "C'est notre droit de dire non" lorsque des agissements ne correspondent pas à nos valeurs.
Cette position est récemment illustrée par une déclaration conjointe de plusieurs pays européens dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, qui est venue en soutien au Groenland face aux prétentions de Donald Trump, comme le rapporte Le Monde. Le ministre a également exprimé son indignation concernant les actions américaines en Amérique latine, notamment la tentative de capture du président vénézuélien, Nicolás Maduro, que Jean-Noël Barrot a qualifiée de "contrevient" au droit international.
Tout en dénonçant l'idée que l'Europe est en train d'être effacée civilement, Barrot a fait référence à des menaces extérieures et intérieures qui pèsent sur l'Union européenne. "L'Europe n'est pas en déclin", a-t-il affirmé, conseillant aux critiques d'examiner d'abord leur propre situation, tout en soulignant la nécessité de renforcer les liens de solidarité face à la lassitude démocratique.
Pour contrer cette agression, il a annoncé que le Quai d'Orsay était désormais en ordre de bataille pour défendre les valeurs françaises et européennes contre "l'internationale réactionnaire" qui s'étend "des couloirs du Kremlin jusqu'au cercle MAGA", comme l'indique France 24.
Barrot a aussi abordé le sujet de l'immigration, un point particulièrement sensible à l'approche des élections municipales. "Nous accueillons les talents étrangers, mais nous devons aussi contrôler nos frontières," a-t-il déclaré. Il a salué le Pacte sur la migration et l'asile adopté par l'Union européenne, qui, selon lui, représente un tournant significatif dans la gestion de la crise migratoire.
En somme, cette déclaration témoigne d'une volonté française de réaffirmer son autonomie et sa souveraineté sur la scène internationale, tout en promouvant une Europe unie face aux défis contemporains.







