La France insoumise a déposé, ce vendredi matin, une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Cette initiative vise à dénoncer ce qu'ils considèrent comme un "piétinement" de la souveraineté populaire, notamment en ce qui concerne l'accord de libre-échange avec le Mercosur et la gestion de la situation au Venezuela.
Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, a déclaré sur X : "La France humiliée à Bruxelles par le Mercosur que Macron n’a jamais bloqué en huit ans de pouvoir. Ce bilan désastreux de notre président mérite d'être dénoncé." Les signataires de cette proposition qualifient l’accord du Mercosur de déni écologique, pointant du doigt les impacts sociaux et économiques que ce traité pourrait engendrer.
Malgré les objections de Macron, qui a exprimé un refus explicite de valider cet accord, LFI affirme que le gouvernement a laissé la France ouverte à des capitulations face aux exigences de la Commission européenne. Ce sentiment d'humiliation est d'autant plus accentué par le contexte international, où le gouvernement français est perçu comme incapable de s'opposer efficacement à la pression américaine, notamment concernant le traitement du Venezuela.
En parallèle, le Rassemblement national (RN) a également annoncé son intention de déposer une motion de censure, partageant des préoccupations similaires quant à la politique étrangère de Macron. Selon Marine Le Pen, présidente du RN, "il est temps de remettre en question notre contribution au budget de l’Union européenne si ces accords sont validés." Selon une analyse de la presse française, plusieurs experts et observateurs politiques s’inquiètent des conséquences de ces accords sur l’industrie agricole française, déjà fragilisée par la concurrence internationale. L'économiste Pierre Gattaz, pour sa part, a rappelé dans les colonnes du Monde que "la santé de notre agriculture dépendra de notre capacité à défendre nos intérêts face aux puissances économiques mondiales."
Alors que nous approchons une nouvelle phase de négociations, les débats entourant le Mercosur et le Venezuela continueront sans aucun doute d’alimenter les tensions au sein de la classe politique française et au-delà. Les voix opposées à l'accord se multiplient, révélant un schisme potentiel dans la manière dont la France devrait s'engager sur la scène internationale.







