Dans un contexte de tensions croissantes au sein du secteur agricole, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a révélé une série de mesures visant à soutenir les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire bovine. Cette maladie, qui a provoqué une crise sanitaire majeure, a nécessité une réponse rapide du gouvernement pour atténuer ses impacts économiques.
Pour répondre aux préoccupations des éleveurs, le fonds d’indemnisation dédié a été doublé, atteignant désormais 22 millions d’euros. Cette décision a pour but de compenser les pertes subies et d'apporter un soulagement aux exploitants touchés. La ministre a également évoqué la possibilité de revoir le protocole d'abattage des animaux infectés, sous réserve d’un avis scientifique et de l'établissement d'une immunité collective suite à la vaccination, comme le rapporte 20 Minutes.
La campagne de vaccination, lancée mi-décembre dans le Sud-Ouest, a déjà permis d'atteindre une couverture de plus de 85%, sans nouveaux cas signalés depuis six jours, un signe encourageant pour les éleveurs.
Parallèlement, pour apaiser les tensions, Genevard a annoncé une augmentation de 10% du quota de tirs autorisés pour l’abattage des loups, un sujet sensible pour le secteur, qui fait face à des pertes conséquentes dues aux attaques des prédateurs. Ce changement intervient après des revendications répétées des agriculteurs et du principal syndicat, la FNSEA.La ministre a également confirmé la signature imminente des décrets liés à la loi Duplomb, facilitant la construction de nouvelles infrastructures pour l'élevage. Un point crucial alors que le secteur doit jongler avec des défis structurels et sanitaires croissants. Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a rappelé que la situation budgétaire pourrait avoir des conséquences sur l'aide aux agriculteurs si des motions de censure étaient adoptées.
Face à cette situation, les experts conviennent qu'une approche collective et proactive est essentielle pour reconstruire la confiance des éleveurs et assurer la pérennité du secteur. La mobilisation continue des agriculteurs à Paris, démontrant leur unité face à cette crise, illustre l'urgence d'une réponse apte à répondre à leurs besoins spécifiques.







