Le tribunal correctionnel de Montauban a imposé, le 9 janvier 2026, une peine de six mois de prison avec sursis à un homme de 74 ans. Ce retraité, un agriculteur, a été reconnu coupable d'avoir éclaté un œuf sur la tête de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, durant une séance de dédicace, événement qui a soulevé des vagues de réactions.
La sanction comprend également une amende de 1 000 euros, ainsi qu'une compensation de 500 euros pour atteinte à l'image de M. Bardella. De plus, le prévenu est tenu de régler 600 euros pour ses frais de justice. Telle est la décision révélée par plusieurs médias nationaux, tels que Le Monde.
Ce geste n’est pas isolé. Le procureur de la République, Bruno Sauvage, a rappelé que l'accusé avait également été impliqué dans un incident similaire en juillet 2022, durant lequel il avait jeté un œuf sur Éric Zemmour, alors candidat à la présidentielle. Ce passé a amené le procureur à demander une peine de huit mois de prison, dont quatre fermes.
Lors du procès, le vieil homme a déclaré : « Je regrette mon geste et m’en excuse auprès de Monsieur Bardella, c’était violent, je le reconnais ». Ces paroles ont semblé atténuer l'impact de son acte, qui, selon le ministère public, n'est en aucun cas à considérer comme une simple « bêtise », mais plutôt un « acte violent » et une véritable infraction pénale.
Les experts et commentateurs politiques commencent à débattre sur les implications de tels gestes dans le débat public. « Quand un responsable politique est visé, c'est l'intégrité même du débat démocratique qui est menacée », a déclaré l’avocat de M. Bardella, plaidant pour une réaction sévère en réponse à cette attaque.
Ce cas soulève des questions essentielles sur l'expression politique et les limites de la provocation. Comme l'a noté un sociologue, « Les actions qui semblent être des actes isolés de colère peuvent influer sur l'opinion publique et la façon dont les gens interagissent avec leurs représentants ». Le débat continue donc de faire rage sur la légitimité des actions symboliques, même lorsqu'elles dépassent les frontières de la légalité.
Le procès met en lumière la fragilité de notre démocratie face à la colère citoyenne et les différentes façons dont celle-ci peut se manifester.







