La question du budget de l'État pour 2026 occupe le devant de la scène politique française. Si officiellement, Sébastien Lecornu, ministre des Comptes publics, reste opposé à l'activation de l'article 49.3 de la Constitution, en coulisses, cette idée est de plus en plus considérée. Selon plusieurs sources, notamment RTL, l'exécutif n’exclut pas cette option pour garantir l'adoption d'une loi budgétaire essentielle.
Le 8 janvier, lors d'une émission sur RTL, Amélie de Montchalin a souligné : "Je n'exclus rien qui puisse donner un budget à la France", une déclaration qui fait écho à l'urgence ressentie par le gouvernement pour obtenir un accord sur le budget. Bien qu’elle ait rappelé l'engagement du Premier ministre d'offrir davantage de pouvoir au Parlement, elle a reconnu que "in fine, il faudra qu'il y ait un budget pour la France".
Ce climat d’incertitude autour de l'adoption du budget a également été souligné par Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, qui insistait sur la nécessité d’un accord rapide, déclarant : "Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier". Des experts, comme Philippe Auberger, économiste à l’Institut Montaigne, ont ajouté qu'un recours au 49.3 pourrait être vu comme un mal nécessaire pour éviter une paralysie législative, bien que cela soulève des inquiétudes quant à la démocratie parlementaire.
La tension monte donc au sein de l'Assemblée nationale, avec des discussions qui s’annoncent animées. Face aux divergences entre les groupes politiques, le gouvernement se retrouve à jongler entre des engagements électoraux et des réalités budgétaires difficiles. Reste à voir si l'idée d'utiliser le 49.3 pour approuver un budget sera finalement retenue, alors que la date butoir approche.







