Alors que les rumeurs vont bon train concernant l'adoption du budget 2026, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, n'a pas écarté la possibilité d'utiliser l'article 49.3, un outil controversé permettant d'adopter un texte sans vote. Dans une interview accordée à RTL, elle a affirmé : « Je ne peux rien exclure pour garantir un budget aux Français ».
Cette déclaration marque un léger revirement par rapport aux promesses faites par le Premier ministre, qui avait initialement promis de laisser le Parlement gérer l'élaboration du budget. De Montchalin a souligné que le gouvernement prend en charge l'approche pour approuver le budget, tout en lançant un appel aux parlementaires pour unir leurs efforts afin de trouver un compromis sur les questions de fond.
Par ailleurs, le gouvernement insiste pour ramener le déficit public sous la barre des 5 % du PIB. Pourtant, le Sénat a récemment proposé des modifications qui alourdissent la facture, compliquant ainsi les discussions. La ministre s'est réjouie que les députés soient ouverts à réduire le déficit, affirmant que « réduire le déficit est un objectif partagé ».
Pour y parvenir, Amélie de Montchalin estime qu'il reste « entre 11 et 12 milliards d'euros de travail à faire ». Ces enjeux économiques sont cruciaux alors que le pays se prépare à des élections imminentes et que la pression sur le gouvernement est forte.
Des experts économiques, comme ceux du Monde, soulignent la nécessité d'une approche collective lors de l'élaboration du budget. Ils préviennent également que le recours à l'article 49.3, bien qu'efficace, pourrait avoir des répercussions politiques à long terme. Des discussions s'intensifient également autour de la nécessité d'une réforme fiscale plus audacieuse pour accompagner ces mesures budgétaires.







