La notion que certains millésimes économiques semblent partager un air de famille est une théorie fascinante. Des années se terminant par le chiffre six — 1986, 1996, 2006 et 2016 — ont souvent marqué des tournants vers une reprise économique significative. Selon l'économiste Clément Juglar, chaque cycle économique d'une dizaine d'années est ponctué par des phases répétitives. L'année 2026 pourrait-elle suivre cette tendance ?
Historiquement, les reprises ont eu lieu entre 1987 et 1990, ainsi qu'en 1997-2000, et de nouveau en 2006-2008. C'est toujours l'année se terminant par un six qui semble être le point d'inflexion vers une amélioration. Cependant, le début de ces années est souvent marqué par des prévisions pessimistes, comme le note l'économiste François Lenglet dans ses analyses.
Par exemple, en 2016, une inversion de la courbe du chômage a commencé. De la même manière, 2006 a eu son lot d'accélérations, suivies par des années de prospérité. Même les années comme 1996 et 1986 ont été des tremplins vers des croissances de plus de 4% en 2000 et des reprises marquées post-choc pétrolier. Pourquoi cette logique se répète-t-elle ?
Le cycle de Juglar, qui décompose le cycle économique en expansion, boom, crise et assainissement, reste pertinent. En ce sens, l'économie française montre des signes de revitalisation avec des prévisions de croissance qui pourraient améliorer tout au long de l'année.
Pour obtenir un aperçu des perspectives de 2026, des experts et économistes s'accordent à dire qu'une tendance positive pourrait se dessiner, soutenue par des facteurs externes tels que la reprise post-pandémie et une stabilisation des marchés. Selon Le Monde, la seconde partie de la décennie pourrait voir un renouveau des investissements et des innovations, catalysant ainsi la croissance économique.
Les observateurs s'interrogent : 2026 marquera-t-elle le début d'une nouvelle ère de prospérité en France ? Seul le temps nous le dira, mais les signes semblent prometteurs.







