Alors que la tempête de neige complique les déplacements, une centaine de tracteurs, menés par la Coordination rurale, se dirigent vers la capitale française ce mercredi 7 janvier. Les agriculteurs, déterminés à faire entendre leur voix, ont décidé de braver les interdictions préfectorales ainsi que les intempéries.
Les préoccupations des agriculteurs sont multiples : la dermatose bovine, l'augmentation des prix des engrais et la menace de la concurrence provenant des pays latino-américains du Mercosur. Lionel Candelon, président de la Chambre d’agriculture du Gers, a déclaré à l'Agence France-Presse qu'ils ne comptaient pas relâcher la pression sur les autorités tant qu'aucune solution satisfaisante n’était apportée.
Le deuxième syndicat agricole, connu pour ses méthodes de manifestation pugnaces, prévoit d’entrer dans Paris jeudi matin. Pour l’heure, plusieurs dizaines de tracteurs sont déjà aux abords de la capitale, prêts à converger vers des lieux emblématiques afin de protester contre la politique agricole actuelle.
En Île-de-France, la tension est palpable : quatre tracteurs ont franchi un barrage de gendarmerie, ce qui a entraîné la garde à vue de trois personnes. Malgré ces incidents, les agriculteurs, provenant principalement du Sud-Ouest, gardent espoir de pouvoir entrer dans Paris.
Bertrand Venteau, président de la CR, a exprimé son étonnement face au déploiement policier, déclarant : "Nous avons précisé que notre manifestation resterait pacifique. Même en sous-marin par la Seine, nous parviendrons à faire entendre nos revendications.”
Une cellule de crise a été mise en place par le ministère de l'Intérieur afin d'évaluer la situation, signe d’une mobilisation qui inquiète les autorités. Pour plus d'informations sur cette crise agricole, vous pouvez consulter les actualités de Ouest-France.







