Ce samedi 17 janvier, environ 500 personnes se sont rassemblées sur le chantier de la déviation de Beynac, en Dordogne, un projet à l'arrêt depuis près de huit ans. La mobilisation, soutenue par des élus locaux et des acteurs économiques, vise à relancer le chantier de la boucle multimodale, un sujet de discorde qui agite le territoire depuis une décennie.
Les manifestants, parmi lesquels se trouvaient le président du département Germinal Peiro et ses homologues du Tarn et de la Corrèze, évoquent les retombées positives de ce projet pour la région. Basé sur un rapport du journal Sud Ouest, les partisans de la déviation soulignent l'importance de cette infrastructure pour désengorger le trafic et améliorer la sécurité routière dans la vallée de la Dordogne.
Le Département a récemment annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal administratif de Bordeaux, qui avait rejeté la seconde autorisation préfectorale nécessaire pour reprendre les travaux. Cette question reste au cœur des débats, avec des avis partagés parmi la population. Certains craignent que la déviation nuise à l'environnement naturel de la vallée, tandis que d'autres soutiennent qu'elle est essentielle pour développer l'économie locale.
Les experts, dont le sociologue du transport Marc Rivière, soulignent la nécessité de trouver un équilibre entre développement économique et préservation de l'environnement. « Des solutions alternatives doivent être envisagées pour minimiser l'impact écologique tout en répondant aux besoins de transport », a-t-il déclaré lors d'une récente interview.
Face à cette impasse, la mobilisation de ce week-end représente un tournant pour l'avenir du projet. Les manifestants espèrent que leur action incitera les décideurs à reconsidérer la situation et à agir rapidement pour permettre la reprise des travaux.







