Lors d'une intervention à Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu a proposé plusieurs concessions aux socialistes pour établir un budget 2026. Bien que ces décisions visent à éviter une censure de son gouvernement, le flou persiste sur les sources de financement. Harold Huwart, député Liot, n’a pas manqué de critiquer ces annonces en les qualifiant de 'dernière démarque en fin de soldes'.
Face à l'impossibilité d’un vote, Lecornu a choisi d'anticiper tout débat à l'Assemblée nationale, laissant les parlementaires dans l'incertitude quant aux méthodes constitutionnelles possibles : 49.3 ou ordonnances.
De nombreux experts, comme Jean-Michel Charpin, économiste à l'INSEE, soulignent le risque d'un manque de transparence dans le financement des projets annoncés. 'Sans un plan clair pour les ressources, ces mesures peuvent rester lettre morte', avertit-il.
Les hésitations du gouvernement face au financement commencent à susciter des inquiétudes parmi les députés. Le flou actuel pourrait nuire non seulement à la crédibilité des annonces mais également à la confiance du public dans la gestion budgétaire. Selon Les Echos, il est impératif que le gouvernement clarifie rapidement sa position pour maintenir le soutien des partis politiques.
Alors que les débats se préparent à reprendre, la question du financement reste au centre des préoccupations. Pour le moment, le projet de loi de finances de 2026 demeure en suspens, laissant l’avenir fiscal de la France dans le flou.







