Reza Pahlavi, le fils de l'ancien chah d'Iran, fait des déclarations audacieuses sur l'avenir politique de son pays. Lors d'une récente conférence de presse à Washington, il a affirmé être convaincu que la République islamique est au bord de l'effondrement, justifiant son propos par les récentes manifestations populaires qui secouent l'Iran.
« La République islamique va tomber, ce n'est pas une question de si, mais de quand », a-t-il déclaré, tout en appelant à une mobilisation massive des Iraniens dans les jours à venir. Ce message résonne particulièrement dans un contexte où les répressions contre les manifestants ont été de plus en plus marquées, avec des milliers de victimes notées par diverses sources, y compris des ONG.
Pahlavi a également suggéré des frappes « chirurgicales » contre les Gardiens de la Révolution afin de désactiver leur pouvoir répressif. Élaborant sur ses intentions, il a mentionné qu'il est prêt à mener une transition démocratique en Iran, ayant même préparé un plan pour les premiers jours post-régime. Ce plan inclurait des promesses de rétablissement des relations diplomatiques avec des pays comme Israël et une transition pacifique vers une démocratie réelle.
À 65 ans, Pahlavi est en exil aux États-Unis depuis la révolution de 1979, mais il leurre toujours un retour possible au pays, affirmant être le choix naturel pour garantir une transition stable. Dans cette période chaotique, son nom apparaît de plus en plus dans les chants et slogans des manifestants, illustrant son rôle de figure emblématique dans le mouvement contestataire.
Les experts, comme l’analyste politique Farid Homsi, notent que la situation actuelle en Iran est volatile, et que le régime fait face à de nouveaux défis au sein de l'opinion publique. « Les Iraniens commencent à ressenti un besoin pressant de changement, et l'appel de Pahlavi pourrait résonner au-delà des attentes », a déclaré Homsi lors d'une récente interview avec France 24.
Le contexte international joue également un rôle crucial. Les décisions des États-Unis et de l’Union Européenne concernant l'Iran pourraient influencer considérablement la dynamique interne. Pahlavi a d'ailleurs exhorté les leaders internationaux, notamment Emmanuel Macron, à soutenir activement le peuple iranien face à la répression. Ses engagements sont à surveiller alors que l'Iran entre dans une phase critique de son histoire politique.







