Lors d'un discours de soutien à Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille, Marine Le Pen a été brièvement interrompue par un chant antifasciste. Le meeting, qui s'est tenu vendredi soir, a pris une tournure inattendue lorsque des militants ont fait entendre le slogan « siamo tutti antifascisti ! », démontrant une détermination claire à contester sa présence.
La cheffe du Rassemblement national, en pleine campagne électorale à moins de deux mois des élections municipales, a souhaité galvaniser son audience au parc Chanot. Cependant, en dépit des soutiens présents dans la salle, une dizaine de militants antifascistes, selon le compte « Riposte Antifasciste - Marseille » sur X, avaient fait le déplacement pour exprimer leur désaccord.
Un membre de ce groupe a même réussi à pénétrer dans la salle et à crier : « siamo tutti antifascisti », provoquant un moment de confusion et des huées parmi l'audience. Marine Le Pen, visiblement surprise, a tenté de désamorcer la situation avec une remarque moqueuse : « C’est quoi ? Une Femen ? Une boule puante ? » Une situation que certains spectateurs ont jugée inquiétante pour l’image du RN, notamment en cette période électorale.
Les militants antifascistes ont rapidement partagé leur satisfaction sur les réseaux sociaux, notant le succès de leur intervention. Ils ont commenté : « On espère qu’ils ont apprécié la boule puante ». Des observateurs de la scène politique mettent en avant que cette interruption souligne l’atmosphère tendue et polarisée autour de la campagne de Marine Le Pen, qui fait face à une opposition déterminée.
Ce type d'incidents dans les meetings politiques n'est pas unique. Comme l'explique une analyse du quotidien Le Monde, l'augmentation des tensions lors des rassemblements politiques dans toute la France reflète une société de plus en plus divisée. Les expert(e)s s'accordent à dire que l'impact de ces perturbations pourrait influencer les résultats électoraux, offrant aux électeurs un aperçu des clivages qui caractérisent les récents débats politiques.
Alors que les élections municipales approchent, la stratégie de communication de Marine Le Pen sera sans doute scrutée de près, particulièrement face à un électorat aussi engagé que celui de Marseille.







