Quentin Deranque, un jeune homme de 23 ans, a tragiquement perdu la vie après avoir été violemment agressé le 12 janvier. Selon le collectif Némésis, auquel il était affilié, des membres du groupe antifasciste La Jeune Garde seraient impliqués dans cette agression. Ce groupe, cofondé par le député de La France insoumise, Raphaël Arnault, se retrouve désormais sous les projecteurs.
Trois jours après cet incident mortel, l'identité des assaillants demeure incertaine. Cependant, le collectif identitaire Némésis a affirmé que Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, serait parmi eux. L'avocat de Favrot a rapidement réfuté ces accusations, déclarant : "Jacques-Élie Favrot dément formellement toute responsabilité dans ce drame. En attendant l'enquête, il se retire de ses fonctions d'assistant parlementaire."
La Jeune Garde dissoute : une polémique persistante
Suite à l'agression, des voix de l'extrême droite ont mis en cause la présence potentielle de membres de La Jeune Garde. Ce groupe, qui se revendique antifasciste, a été cofondé en 2018 par Raphaël Arnault, et a été dissous par le ministère de l'Intérieur en juin 2025. Dans un communiqué sur Instagram, l'avocate Aïnoha Pascual a déclaré : "La Jeune Garde ayant suspendu ses activités, elle ne saurait être tenue pour responsable des tragiques événements ayant eu lieu à Lyon le 12 janvier 2026."
La dissolution de La Jeune Garde fait encore l'objet de contestations devant le Conseil d'État, bien que l'audience qui devait avoir lieu le 11 février ait été reportée. À ce jour, le parquet n'a pas établi de lien solide entre La Jeune Garde et l'agression qui a coûté la vie à Quentin Deranque.
Des experts soulignent l'importance de cette enquête, qui met en lumière les tensions entre différents mouvements politiques. Les implications potentielles de la violence et des allégations sans preuves risquent de créer un climat de suspicion et de division au sein de la société française.







