Dès le début de la rencontre, Gilles Haurie de la CGT-Municipaux a tenu à clarifier l’objectif du débat : "Nous ne sommes pas ici pour blâmer qui que ce soit. Nous respectons les élus et ceux qui s'engagent dans la vie publique. Ce sujet n’est pas lié à l’affaire qui a récemment impliqué la mairie." En effet, il a insisté sur le fait qu’il s’agit d’une question d'importance : "Un maire doit faire face à des défis complexes à cause de la diminution des dotations de l’État, ce qui pousse les élus à faire des choix difficiles. Les électeurs de Tarbes ont des attentes claires concernant les élections municipales, notamment sur le plan social et sociétal." Il a souligné la présence de tous les candidats, ce qui montre l'importance du sujet et leur désir d'engagement.
Mais qu’entend-on par probité ? C'est un terme qui englobe de nombreuses problématiques. Selon l'association Anticor, la corruption en France représente un coût astronomique de 120 milliards d'euros par an, laissant les citoyens méfiants envers les institutions, qu'elles soient politiques, médiatiques ou syndicales. Haurie a souligné : "Il est essentiel que les candidats expliquent leurs intentions pour restaurer la confiance, car la question de la probité va au-delà de la simple éthique : elle englobe aussi des problématiques fondamentales comme la sécurité, la lutte contre le racisme et l'éducation, en plus des enjeux liés au changement climatique." Ce débat, prévu pour le jeudi 19 février à 18h30 à la Bourse du Travail, s’annonce donc comme une opportunité d’échanges passionnants et enrichissants, en toute civilité.







