Le 14 février, Valérie Pécresse a plaidé pour l'organisation d'une primaire après les élections municipales afin de désigner un candidat unique à droite pour la présidentielle de 2027, un projet soutenu par Laurent Wauquiez, mais qui suscite des controverses, notamment sur l'inclusion de Sarah Knafo de Reconquête.
« Le temps presse, une primaire est nécessaire après les municipales », a déclaré Valérie Pécresse dans une interview au Parisien. La présidente de la région Île-de-France est convaincue qu'un seul candidat doit porter les couleurs de la droite et du centre, à l'image de la primaire de la gauche prévue pour les élections à venir.
Laurent Wauquiez soutient Pécresse, mais des divergences persistent
Bien que Pécresse souhaite une primaire « la plus ouverte possible », elle s'élève contre la participation de Sarah Knafo, qui représente Reconquête. Elle rappelle que cette dernière siège au sein du Parlement européen avec l'extrême droite allemande, soulevant ainsi des questions de compatibilité politique. À l'inverse, Laurent Wauquiez n'a pas encore évoqué d'opposition à une telle inclusion.
De son côté, Édouard Philippe, qui a annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2027 en janvier, a d'ores et déjà exclu sa participation à la primaire proposée par Pécresse. Interrogée à ce sujet, Pécresse souligne qu'une pression politique considérable pourrait se faire sentir sur Philippe et les autres candidats.
L'annonce de Bruno Retailleau, président des députés LR, de se lancer dans la course présidentielle apporte à Pécresse une « clarification utile » pour amorcer une réflexion cruciale sur le mécanisme de sélection du candidat de la droite et du centre. Les enjeux s'intensifient alors que les élections approchent, et la nécessité d'une union se fait de plus en plus pressante au sein de la droite française.







