À partir de mai 2025, la nouvelle loi sur la parité obligatoire des listes électorales pour les élections municipales crée des remous au sein des petites municipalités. Ces dernières, tout en reconnaissant l'importance de la parité, expriment des préoccupations significatives concernant la mise en œuvre de cette législation. Des maires et élus, comme Stéphanie Gillet-Dumay, maire de Merlieux-et-Fouquerolles, évoquent des défis majeurs dans le recrutement de candidates. <
Dans des villages comme Aizy-Jouy, où la population atteint à peine 306 habitants, Amadeo Neca souligne que certaines communes comptent à peine 60 ou même 25 résidents. Cela pose une question cruciale : comment ces petites agglomérations vont-elles pouvoir établir des listes paritaires ? Patrick Dumaire, maire de Juvigny, suggère même que l'application de cette loi devrait être reportée à 2026, affirmant que de nombreux élus se retrouvent dans une impasse : <
Les statistiques dévoilées par la Direction générale des collectivités locales (DGCL) et le Ministère de l’Intérieur sont alarmantes : seulement 37,3 % des conseillers municipaux dans les communes de moins de 1 000 habitants sont des femmes. Cette situation engendre une compétition accrue pour les postes électoraux, et de nombreux maires craignent de se retrouver sans candidats qualifiés dans leurs communes. Pour certains, la mise en place immédiate de cette loi pourrait déséquilibrer l'échiquier politique local.
La difficulté de certaines communes à trouver des femmes candidates pourrait réduire la diversité et la représentativité politique. Il est essentiel de prendre en compte ces remarques afin d'ajuster le cadre législatif aux réalités territoriales, concluent plusieurs experts en sciences politiques. Pour finir, cette crise met en lumière la nécessité d’un débat sur la participation politique des femmes dans les zones rurales et comment garantir une représentation véritablement équitable.







