Un nouveau rebondissement dans le bras de fer entre les partisans et les opposants de l'autoroute 69 (A69) s'est produit. Le tribunal correctionnel de Toulouse a récemment ordonné à Atosca, le maître d'œuvre de ce projet controversé reliant Toulouse à Castres, de stopper ses travaux dans certaines zones où du matériel avait été entreposé sans autorisation.
La juge des libertés a donné des instructions claires : « ordonnons la suspension immédiate des travaux en cours et prévus en dehors de l’emprise visée par l'autorisation environnementale », comme l’a rapporté l'Agence France-Presse. Les préfets du Tarn et de Haute-Garonne avaient déjà émis des arrêtés pour interdire la continuation des travaux sur ces sites litigieux.
Bien que la construction de l'autoroute puisse se poursuivre dans sa phase finale, conformément à une décision de la cour administrative d'appel, cette mesure a des répercussions sur les zones adjacentes où des engins de chantier et des bases de vie sont installés.
Atosca a déclaré son intention de respecter cette décision judiciaire, affirmant que le dépassement était « temporaire » et concernait des zones « situées en bordure de l'autoroute ». Cependant, le procureur de Toulouse a établi un délai de quatre jours pour remettre le chantier en conformité, sous peine d'encaisser une amende de 20 000 euros par jour.
Les agents de l'Office de la biodiversité (OFB) sont chargés d'assurer la cessation effective de cette occupation illégale. Cette situation a été dénoncée par des opposants du projet, qui parlent de « 10,7 % du chantier hors cadre légal », selon Alice Terrasse, leur avocate. Le climat de contestation s'intensifie, alors que des plaintes ont été déposées pour alerter sur ces irrégularités.
De leur côté, les partisans affirment que la décision de justice administrative ayant validé l'autorisation environnementale doit permettre aux travaux de progresser. Cependant, une nouvelle avenue de contestation pourrait encore s’ouvrir, les opposants envisageant de se pourvoir en cassation. Atosca évoque que les travaux continuent selon le tracé prévu en vue d'une livraison prévue pour l'automne 2026.
La tension est palpable autour de ce projet, devenu un symbole de lutte pour les écologistes, et le dénouement de cette situation reste à observer avec attention. En parallèle, d'autres acteurs concernés par l'environnement et le développement durable suivent également cette affaire de près, soulignant l'importance de respecter les réglementations tout en développant les infrastructures nécessaires.







