Ce dimanche, Bruno Retailleau, président des Républicains, a exprimé sa ferme opposition à la proposition d'un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas, initiée par Emmanuel Macron. À travers une publication sur la plateforme X, il a accusé le président de « trahir notre conception de la nationalité » en instituant cette nouvelle entité.
Alors que l'État se concentre sur la réduction du déficit, Retailleau estime que la création de ce qu'il appelle un « Comité Théodule » symbolise une diversion inappropriée. L’Opinion a révélé que ce Haut-Commissariat a pour objectif de fédérer diverses diasporas en France, dans le cadre du sommet Africa Forward prévu en mai à Nairobi, une occasion pour Macron d'afficher sa vision politique sur la scène internationale.
Retailleau a vivement critiqué l'idée de baser des actions publiques sur les origines, affirmant que cela constitue une trahison des valeurs républicaines. « La France n'est pas une juxtaposition de communautés, mais une République indivisible », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de préserver l'unité nationale face à ce qu'il perçoit comme une fragmentation.
En outre, Jordan Bardella, leader du Rassemblement National, a également réagi, qualifiant l'initiative de « gadget » bureaucratique, et a ajouté que cela permettrait uniquement de favoriser des proches du pouvoir tout en alimentant une vision communautariste de la société française.
Alors que le gouvernement ne s'est pas encore prononcé sur la date exacte de création de cette structure, plusieurs personnalités semblent déjà pressenties pour en faire partie, notamment le champion de football Lilian Thuram et l'ancienne ministre Christiane Taubira. Ce Haut-Commissariat pourrait ainsi inclure un large éventail de voix, de l'économie à la culture.
À mesure que la société française évolue et que les enjeux de diversité et d'identité nationale deviennent centraux, cette initiative du gouvernement continuera d'alimenter les débats. Comme le souligne l'expert en sociologie politique, Pierre Bourdieu, les politiques publiques doivent refléter la réalité de la société tout en respectant les principes d'égalité et de fraternité qui fondent notre République.







