Le procès concernant la mort d'Aboubacar Fofana, survenue en 2018 à Nantes, a officiellement débuté le 12 janvier 2026. La maire de Nantes, Johanna Rolland, a exprimé sa compassion pour la famille de la victime sur les réseaux sociaux, décrivant ce jour comme « un moment qui marque à jamais ». Ce drame, survenu dans le quartier du Breil, avait causé des tensions dans plusieurs quartiers de la métropole, menant même à des manifestations en hommage à Fofana.
Au cours d'un contrôle de police, Fofana, âgé de 22 ans, avait pris la fuite en arrière avec son véhicule après avoir fourni une fausse identité. Malheureusement, un ancien CRS a tiré à son encontre, une action désormais examinée à la lumière de la loi. Le policier, aujourd'hui âgé de 59 ans, doit répondre de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Les détails des événements ce jour-là sont d'une tristesse poignante. Alors que le CRS plaide la légitime défense, des enquêtes ont contredit sa version des faits, corroborées par des spécialistes. Des témoignages de médecins legistes indiquent qu'il aurait tiré depuis l'extérieur du véhicule, à une distance considérable de la victime, soulignant ainsi l’omniprésence de la question de la légitime défense dans cette affaire. Un expert en droit pénal, consulté par Ouest-France, a noté que ce procès pourrait faire évoluer la jurisprudence concernant les interventions policières.
La quête de justice pour Aboubacar Fofana est bien plus qu’un simple procès. Elle met en lumière le délicat équilibre entre le devoir de protéger et la nécessité de rendre des comptes. Le verdict est attendu vendredi, et une chose est sûre : le dénouement de cette affaire pourrait avoir un écho bien au-delà de Nantes.







