Le président français Emmanuel Macron et le sultan d'Oman Haïtham ben Tariq ont exprimé leur volonté de promouvoir une "navigation libre, sans conditions ni restrictions" dans le détroit d'Ormuz, lors d'une rencontre à Paris, selon un communiqué officiel.
Les deux dirigeants ont mis en avant l'importance de rétablir l'accès au détroit, en insistant sur le droit de passage en transit selon le droit maritime international, ce qui exclut toute forme de péage.
Ils ont également convenu d'engager des opérations de déminage conjointes et de collaborer avec divers acteurs pour garantir la liberté de navigation dans cette zone vital.
Cette coopération s'étend à la surveillance maritime et à la protection des routes commerciales, soulignant l'importance stratégique de cette voie maritime.
Malgré un accord récent entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à des hostilités, les tensions persistent autour du détroit. L'Iran envisageait l'imposition de droits de passage, une démarche fermement rejetée par les États-Unis et l'Europe.
Oman, qui partage des frontières avec le détroit, a finalement abandonné l'idée de frais de passage après avoir discuté d'une gestion conjointe avec l'Iran.
Le détroit d'Ormuz, d'une trentaine de kilomètres de large, est d'une importance cruciale : près de 20% du commerce mondial d'hydrocarbures y transite. Son blocage durant les hostilités a engendré des répercussions profondes sur l'économie mondiale.
La France et le Royaume-Uni ont formé une coalition de pays non belligérants prêts à sécuriser le passage et à mener des opérations de déminage maintenant que les violences ont cessé.
Cependant, Emmanuel Macron a précisé que cette initiative devait être conditionnée à des accords bilatéraux avec l'Iran et les États-Unis, ainsi que le soutien d'Oman.
Le président américain Donald Trump semble montrer un intérêt limité à cette opération, hormis la reconnaissance des compétences des Européens en matière de déminage.







