En 1979, la découverte du corps de Robert Boulin, ancien ministre du Travail, dans un étang à proximité de Libourne, a plongé la France dans une spirale de mystères non résolus. Quarante-sept ans plus tard, cette affaire fait l’objet d’un nouvel élan d’investigation.
La présidente du tribunal judiciaire de Nanterre a annoncé ce lundi 29 juin la désignation de trois juges d'instruction spécialisés dans les affaires criminelles complexes. L'objectif est clair : tenter d’élucider les circonstances mystérieuses de sa mort, qui demeurent obscures depuis près de cinq décennies.
Ces magistrats, qui intègrent le pôle « cold cases », sont désormais chargés de reprendre l’instruction et de mener de nouvelles investigations dans les plus brefs délais. Dans un communiqué, la présidente du tribunal a exprimé sa détermination à faire avancer l’affaire, soulignant que la justice doit toujours chercher la vérité, peu importe le temps écoulé.
Des poids lourds dans le milieu judiciaire, comme l’avocat pénaliste Me Emmanuel Ludot, estiment que cette démarche pourrait enfin lever le voile sur les zones d’ombre entourant la mort de Boulin. "Les enjeux politiques à l’époque et les manœuvres possibles rendent cette enquête d’une complexité extrême. Cependant, il est fondamental d’y retourner afin de rendre justice", a-t-il déclaré lors d'une récente interview accordée à France Info.
Les témoignages des proches de l'ancien ministre, révélés par des enquêtes précédentes, pourraient également ouvrir de nouvelles pistes. La famille de Robert Boulin attend avec impatience les avancées de cette nouvelle enquête, espérant qu'elles apporteront enfin des réponses à des questions restées sans réponse bien trop longtemps.







