Élisabeth Borne a décidé de quitter la direction de Renaissance afin de fonder son propre mouvement nommé "Bâtissons ensemble", à quelques mois de la présidentielle. Cette décision témoigne d’une fragmentation croissante du paysage politique français.
Le mercredi 6 mai, Borne a officialisé sa démission de la présidence du conseil national du parti Renaissance, à un moment où la campagne électorale s'intensifie. Ce choix surprenant intervient alors que le centre aurait pu espérer « faire front commun » pour les échéances à venir.
Les tensions entre Élisabeth Borne et Gabriel Attal n'ont pas échappé aux observateurs. Leurs relations ont toujours été tumultueuses, souvent qualifiées de « guerre froide ». Borne reproche à Attal une approche trop directives et un manque d'esprit d'équipe. Ces dernières semaines, elle avait déjà affiché des signes de distance à son égard, en choisissant d'éviter certains de ses discours tout en affirmant sa position indépendante.
Selon Libération, cette décision pourrait redessiner la carte politique, surtout avec les prochaines élections qui se profilent. Des experts politiques estiment que la création d'un mouvement indépendant par Borne pourrait tirer profit de l'électorat désillusionné face aux partis traditionnels.
Cette manœuvre s’inscrit dans un contexte électoral où chaque voix comptera. Les analystes, tels que ceux de Franceinfo, notent que les discussions entre personnalités centrales comme Édouard Philippe et Gabriel Attal pour 2027 soulignent les enjeux de cette fragmentation.







