Le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles, a récemment exigé que le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, remette en place le portrait officiel d’Emmanuel Macron dans la mairie.
Cette nouvelle polémique concerne Bally Bagayoko, élu au premier tour le 15 mars. Lors d'une interview sur LCI, il a confirmé avoir enlevé le portrait de Macron de son bureau, affirmant que "la République n’était pas en mesure de remédier aux inégalités".
Le maire a précisé que le portrait était "rangé dans un coin", en attendant l’arrivée d’une "gauche de rupture", en espérant voir le retour de Jean-Luc Mélenchon comme président. Il a annoncé son soutien pour la candidature de Mélenchon pour 2027, alors que ce dernier doit encore collecter 500 parrainages pour se présenter.
Aucune obligation légale
Dans une lettre envoyée le 5 mai, et rendue publique le 6 mai, le préfet a demandé à Bagayoko de "revenir sur sa décision". Il a expliqué que l'accrochage du portrait du président dans les mairies, bien qu'il ne soit pas exigé par la loi, est une tradition républicaine.
Le préfet a souligné que le portrait, tout comme le drapeau tricolore et la Marianne, constitue un symbole républicain, visant à rassembler la population autour des institutions, indépendamment des divergences politiques. "Votre geste va à l'encontre de cet usage profondément ancré", a-t-il précisé.
Un amendement avorté
RMC rappelle qu’un amendement proposé en 2023 avait pour but de rendre obligatoire l'affichage du portrait du président dans toutes les mairies, mais n’a finalement pas été adopté, n’ayant pas atteint le Sénat.







