Frédérique Rapetti, ancienne salariée de Royal Canin, se bat toujours pour faire reconnaître son statut victime de harcèlement. Lors de l'audience de ce mercredi, son avocat, Maître Arnaud Olivier, a demandé des mesures d'instruction complémentaires à la cour. Il souhaite notamment que les procès verbaux de l'inspection du travail soient examinés, car ceux-ci, selon lui, apportent la preuve d'un véritable harcèlement de la part de son manager.
Frédérique, qui travaillait au siège de Royal Canin à Aimargues (Gard), a été licenciée en janvier 2021, à 54 ans, après plusieurs arrêts maladie. En juin 2024, elle avait obtenu, en première instance, une reconnaissance de préjudice moral. Toutefois, le tribunal n’a pas retenu le harcèlement managérial qu'elle dénonçait. De ce fait, elle a décidé de faire appel.
Le représentant de Frédérique a également évoqué une surcharge de travail inéquitable dans le cadre d’un mi-temps thérapeutique, ainsi qu'une tentative de dénigrement. Ces affirmations ont été formellement contestées par l'avocat de Royal Canin. Ce dernier a affirmé qu'il n'y avait pas de harcèlement, mais simplement un désaccord sur la performance de Frédérique lors de son évaluation.
La décision de la cour d’appel sera rendue le 8 juin prochain, marquant un autre jalon dans ce dossier difficile.







