Le tribunal correctionnel de Montpellier a fixé une date pour le procès tant attendu des 16 parties civiles dans l'affaire du funérarium de Grammont, géré par la Métropole de Montpellier. Les plaignants, qui ont déposé leur citation directe en mars dernier, devront patienter jusqu'à décembre 2027 pour que leur affaire soit jugée en profondeur.
Stéphane Fernandez, avocat des parties civiles, a exprimé son soulagement face à cette date, mais les plaignants eux, ressentent une frustration palpable. Une consignation variant entre 800 et 1 000 euros a également été notifiée à chaque partie civile, ajoutant une pression supplémentaire dans cette affaire complexe.
Un long chemin vers la justice
L'origine de cette affaire remonte à quatre ans, lorsque 24 anciens employés ont porté plainte pour des actes de harcèlement, des agressions sexuelles et du travail dissimulé au sein du funérarium. Cette situation a impliqué non seulement des collègues, mais aussi des figures politiques comme le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, accusé d'avoir négligé la sécurité et la santé de ses employés. Éliane Lloret, présidente du service funéraire, fait également partie des personnes mises en cause.
La citation directe avait pour but d'accélérer la procédure qui stagnait, mais le verdict de l'audience a laissé les plaignants dans le désarroi. "Un an et demi, c'est inacceptable, on se sent affaiblis mais déterminés à continuer le combat", a déclaré l'une des plaignantes, dont la vie a été profondément affectée. Un autre ancien salarié, Pierre, s'inquiète pour les collègues qui travaillent toujours sous un climat de tension au funérarium.
La réaction des avocats de la défense n'a pas tardé, qualifiant cette démarche de "procédure abusive". Alors que l'enquête pénale sur les agressions sexuelles est encore en cours, les victimes espèrent que la justice leur sera rendue et que cette affaire, qui marque un tournant pour de nombreux employés, contribuera à des changements nécessaires dans l'industrie funéraire.
Comme l'indiquent plusieurs sources, la tension monte autour de cette affaire emblématique, rappelant l'importance de la protection des employés dans des secteurs souvent négligés.







