Lors d'un entretien diffusé par le Kremlin dimanche, le président russe, Vladimir Poutine, a fait état d'une « certaine pénurie » de carburant en raison des attaques répétées des forces ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques de la Russie. Ces frappes, visant à perturber l'effort de guerre de Moscou, ont créé des complications notables, bien que Poutine ait insisté sur le fait que la situation n'était pas « critique ».
« Bien sûr, ces frappes contre nos installations provoquent des défis évidents. Nous observons une certaine pénurie, mais ce n'est pas catastrophique », a déclaré le président.
Cette reconnaissance intervient dans un contexte où l'Ukraine intensifie ses efforts pour démanteler les capacités énergétiques russes dans le but de réduire la capacité opérationnelle de l'armée de Moscou. Selon des analystes militaires, ces actions pourraient avoir des implications significatives sur la guerre en cours. Le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre, a déclaré : « La logistique est clef dans un conflit moderne. Perturber l'approvisionnement énergétique de l'ennemi affaiblit sa résistance ».
De plus, des experts en économie notent que cette pénurie pourrait avoir des répercussions sur l'économie russe, qui dépend fortement des exportations d'hydrocarbures. Une source au sein de l'agence Reuters a rapporté que « l'industrie pétrolière russe redoute un hiver rigoureux, surtout si les capacités de production sont réduites ».







