Avec la hausse des températures, le Rassemblement national (RN) semble avoir profité de l'actualité pour réajuster ses positions sur le climat. Mardi, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménagé, députés du RN, dévoileront leur plan clim. Tanguy, qui a récemment affirmé que le RN n’a jamais été climatosceptique, a déclaré : « le Rassemblement national n’a jamais été climatosceptique ». Cependant, des contradictions s’accumulent, Thomas Ménagé avouant qu'il faudrait être « fou [...] pour ne pas voir l’accélération » du réchauffement, alors qu'il avait auparavant critiqué le GIEC en le qualifiant d’« exagérateur ».
La dramaticité de cette conversion tient également à la cheffe de file du RN, Marine Le Pen, qui qualifie désormais les expertises climatique des Nations unies d'« alarmistes », tout en accusant ses opposants d'inaction. Une initiative qui résonne avec son virage à 180 degrés sur la question climatique.
En présentant leur très attendu « plan clim », évoqué pour la première fois en juin 2025 mais jamais réellement chiffré, le RN semble désireux de se repositionner. Jean-Philippe Tanguy a avancé un coût d'« environ 40 milliards d’euros », sans articuler sur les sources de financement. Au lieu d'analyse, le RN s’illustre à chercher des boucs émissaires, pointant du doigt les écologistes comme responsables, dans une démarche qui rappelle les arguments du ministère de l'Écologie, bien plus solides.
Cette manœuvre, bien que critiquée par certains experts et journalistes, prouve que le RN ne recule devant rien pour s’immiscer dans le débat public, finissant par susciter l’ire de nombreux Français sensibles à l’urgence climatique. Selon une étude de France Info, cette stratégie pourrait séduire une partie de l'électorat en quête de perspectives nouvelles sur un sujet devenu crucial.







