Coup d'envoi d'une mobilisation offensive
Dans l'Indre, la FDSEA et la Coordination rurale renforcent leurs actions ce début janvier 2026. Après une pause pendant les fêtes, elles continuent leur combat pour la défense de l’agriculture française, avec notamment un blocage stratégique au rond-point du Lion d’Argent à La Châtre. Ce site n'est pas anodin, car situé sur les terres de Nicolas Forissier, ministre délégué au commerce extérieur, ce qui en fait un point d’interpellation fort.
Les agriculteurs, comme l’a exprimé la FDSEA, déplorent « des normes surajoutées, des lenteurs administratives » et une chute de leurs revenus. Leur demande est claire : un cap défini et le respect des acteurs qui nourrissent la nation. Les représentants de la FDSEA ont eu l’occasion d'échanger avec le préfet et la sous-préfète de l'Indre, renforçant ainsi leur position.
Une convergence vers Paris en vue
Dans la nuit suivant le blocage, la Coordination rurale a également pris les devants avec une installation de bâches agricoles portant des slogans percutants aux carrefours stratégiques dans tout le département. « Paysans debout, système à genoux » est l'un des messages forts affichés, soulignant une revendication active contre les mesures gouvernementales.
Cyprien Royauté, vice-président de la Coordination rurale, a fait savoir que plusieurs tracteurs sont d’ores et déjà préparés pour participer aux « convois de la liberté agricole française ». Ces derniers, orchestrés par leur président national Bertrand Venteau, viseront à présenter leurs doléances directement dans la capitale.
Cette détermination n'est pas isolée, d'autres sources d'information, comme France Soir, rapportent une ambiance de ferment dans le monde agricole, en phase avec les inquiétudes émanant d’une profession affectée par des défis économiques et réglementaires croissants. Les mobilisations semblent donc s'inscrire dans une dynamique plus large, où la voix des agriculteurs devra être entendue.







