Avant son procès en appel prévu le 13 janvier, le Rassemblement national (RN) exprime de vives inquiétudes concernant des déclarations du président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban. Ce dernier a mis en garde contre une possible « ingérence inacceptable » suite à des menaces de sanctions américaines à l'encontre de juges impliqués dans le dossier du RN, un sujet rapporté par des médias allemands.
Le RN fait état de cette mise en garde comme d’une pression inacceptable sur les magistrats, ce qui pourrait gravement nuire aux intérêts des prévenus. Selon le parti d’extrême droite, les propos de Ghaleh-Marzban jettent un discrédit sur le système judiciaire français et pourraient influencer l’issue de leur procès.
Peimane Ghaleh-Marzban a réagi spécifiquement à un article du magazine allemand Der Spiegel, qui indiquait que l’administration Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges ayant condamné Marine Le Pen en première instance en mars dernier. « Si ces faits étaient avérés, cela constituerait une ingérence manifeste dans nos affaires internes », a-t-il déclaré.
Le RN a qualifié cette situation d’« accréditation d’une fake news » et dénonce ce qu’il appelle un « ragot » relayé par une presse en mal de sensationnalisme. Dans un communiqué, le parti a rappelé son attachement à la justice et annonce qu’il demeurera vigilant face à toute forme de pression sur l’institution judiciaire.
De nombreux commentateurs soulignent l’importance d’un débat transparent sur l’influence étrangère dans les affaires nationales, corroboré par l’opinion de juristes, qui estiment qu’une telle situation pourrait miner la confiance du public envers la justice. La présidence du RN, ainsi que Marine Le Pen et douze autres membres, comparaîtront jusqu’au 12 février prochain, ce qui rend cette affaire d’autant plus délicate pour le parti.







