Prochainement, les noms de 72 femmes scientifiques seront honorés le long de la frise de la tour Eiffel, aux côtés de ceux des hommes déjà présents depuis 1889. Beaucoup d’entre elles se sont formées à l’université de Paris, mais d’autres ont tout autant marqué leur domaine.
Mathématiciennes, chimistes, neurologues ou pédiatres, ces scientifiques exceptionnelles viennent contribuer à la reconnaissance du travail des femmes dans la science. Selon Le Parisien, cette initiative a été rendue possible grâce à l’association Femmes et Sciences, qui a sélectionné ces pionnières en reconnaissance de leurs contributions indélébiles.
Les figures de la Faculté des sciences de Paris
Trois-quarts des femmes honorées sont diplômées de la Faculté des sciences de Paris, avec 19 représentantes. Voici quelques-unes d’entre elles :
- Yvette Cauchois, physique et chimie, pionnière des études optiques à Paris IV.
- Marie Curie, la première femme à avoir reçu le prix Nobel, connue pour ses découvertes en radioactivité.
- Alberte Pullmann, qui a allumé la flamme de la chimie quantique dès 1938 à la faculté.
- Josiane Serre, pionnière de la chimie quantique en France.
- Cécile DeWitt-Morette, fondatrice de l’École de physique des Houches, a façonné l'enseignement en physique.
- Edith Mourier, qui a progressé dans les probabilités à l’Institut Henri Poincaré dès 1944.
Impact des Écoles Normales Supérieures
Les Écoles normales supérieures ont également contribué de manière significative à former ces scientifiques d'exception :
- Yvonne Choquet-Bruhat, une mathématicienne et physicienne dont les travaux ont révolutionné la pensée moderne.
- Michelle Schatzman, experte en mathématiques appliquées depuis 1968, a marqué son époque par ses recherches.
Les contributions de la Faculté de Médecine
La Faculté de Médecine de Paris a produit des figures emblématiques :
- Madeleine Brès, première femme médecin qui a lutté pour sa formation à cette faculté.
- Nicole Girard-Mangin, qui a brisé les barrières comme première médecin-major de l'armée française durant la guerre.
Les autres écoles et leurs lauréates
De nombreuses autres institutions ont aussi vu émerger des talents :
- Denise Albe-Fessard, neurophysiologiste, a ouvert la voie à d'importantes recherches sur le système nerveux.
- Marie-Louise Paris, ingénieure, a contribué au développement technologique de grandes institutions.
Enfin, certaines ont parcouru un chemin atypique pour atteindre leur excellence, comme Radhia Cousot, diplômée d'Alger, qui a terminé première de sa promotion. La toux de la société scientifique se ressent davantage lorsque l'on parle de femmes ayant surmonté des obstacles tels que leur genre ou leur origine scolaire.
Alors que les noms de ces 72 femmes vont orner la tour Eiffel, leur héritage continuera d’inspirer les générations futures, rappelant que l’innovation scientifique ne connaît ni sexe, ni frontières.







