Dans un entretien accordé à TF1, le général Hubert Bonneau a exprimé des remords concernant la gestion de l'affaire de Lyhanna, une collégienne de 11 ans tragiquement décédée. La mère d'une autre victime avait déposé une plainte en août 2025 contre Jérôme B., le principal suspect, qui n'a pas été entendu avant l'enlèvement de Lyhanna. Ce dernier avait déjà été signalé pour des violences sexuelles sur mineures.
« C’est un échec pour la gendarmerie », a déclaré le général Bonneau, signalant l'urgence d'accélérer le traitement des plaintes. La mort de Lyhanna, retrouvée dans un silo désaffecté dans le Gers après six jours de recherche, a provoqué un vif émoi. « En gendarmerie, nous ne sommes pas là par hasard, mais par conviction pour protéger les plus faibles », a-t-il ajouté. Les propos du général révèlent une introspection douloureuse au sein de la gendarmerie nationale.
Les enquêtes administratives en cours, confiées aux Inspections générales de la gendarmerie (IGGN) et de la justice (IGJ), visent à découvrir s'il y a eu des manquements dans ce dossier. En effet, le général a souligné que bien que la gendarmerie reçoive un nombre alarmant de plaintes chaque heure, « quatre mois d'attente, c'est inacceptable » lorsqu'un suspect clairement désigné reste en liberté.
La mère de la victime, ayant tenté de faire avancer le dossier, a même été menacée d'une plainte pour ses relances. Le général Bonneau a promis de faire toute la lumière sur cette affaire et appelle à une prise de conscience collective sur la gestion des plaintes pour violences sexuelles, constatant qu'il est impératif de prioriser les cas, car « chaque minute compte dans ce genre de situation ».
Pour conclure, les défis auxquels la gendarmerie est confrontée soulèvent des questions cruciales sur l'efficacité des procédures judiciaires en matière de protection des mineurs. Des réformes s'imposent si l'on souhaite éviter que d'autres tragédies similaires ne se reproduisent.







