La tension monte à Albi alors qu'un événement organisé par le Canon français suscite de vives réactions. Prévu pour le 21 novembre 2026 au parc des expositions, le Banquet tarnais est désormais au cœur d'une polémique après des incidents survenus lors d'un banquet précédent à Caen, où des saluts nazis et des propos racistes ont été rapportés.
Dans les premières heures de la pétition mise en ligne par Nathanaël Suaud, un militant socialiste, plus de 300 signatures ont été réunies. Ce dernier exprime des inquiétudes quant à la tendance de l'événement à encourager des comportements racistes : "Je n'ai aucun problème avec les gens qui se rassemblent pour défendre le terroir, mais ces incidents sont inacceptables".
Les détails prévus pour cet événement, qui comprend un repas complet pour 79,99 euros par personne, sont brouillés par le poids de la controverse. La société responsable de l'organisation, soutenue par le milliardaire Pierre-Edouard Stérin, s'inscrit dans un courant conservateur souvent critiqué, notamment sur sa gestion de l'image publique.
France Gerbal Médalle, membre du Parti radical de gauche et experte en œnotourisme, a également exprimé son désaccord, affirmant : "Ce n’est pas l’idée d’un banquet républicain qui me dérange, mais l’image d’une société qui privilégie une communauté au détriment d'autres". Elle rappelle que "les villes républicaines ne doivent pas cautionner de tels événements".
Face à cette montée de tension, le préfet du Tarn et la maire d’Albi n’ont pas encore réagi à l’appel à annulation, malgré l'inquiétude croissante parmi les citoyens. À travers la France, d'autres maires, tels qu'Isabelle Assih à Quimper, commencent également à s'opposer à ces banquets, partageant la crainte d'un harcèlement numérique après avoir critiqué ces événements.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, bien qu’ayant condamné les insultes ciblant des élus, a affirmé : "Il n’y a pas de risques de troubles à l’ordre public", écartant pour l’instant une interdiction généralisée des banquets.
Nathanaël Suaud se montre déçu par l'absence de réaction des autorités et s'inquiète des possibles récidives : "Si rien n'est fait, cela montre un désaveu de l'État à faire respecter la loi".







