À Perpignan, la proposition d'une nouvelle piste cyclable sur les quais de la Basse suscite une vive controverse. Les militants écologistes, soutenus par l'association Vélo en Têt, critiquent ce projet qu'ils jugent inadapté et peu respectueux de l'environnement.
Lors d'un récent conseil municipal, le maire Louis Aliot a qualifié cet aménagement de projet structurant. En réponse, Nicolas Berjoan, secrétaire régional d'Europe Écologie-Les Verts, a évoqué des termes comme trompe-l'œil et cache-misère, en appelant à une révision complète de la proposition.
"Il faut éviter un nouvel échec magistral. Ce projet est mal conçu et mal pensé", a-t-il déclaré.
D'un coût estimé à 1,5 million d'euros, la piste doit relier entre le quartier Saint-Assiscle et la Têt. Cependant, Frédéric Guillaumon, adjoint à la mairie, a précisé que des parties de l'itinéraire ne pourront pas suivre le rivage en raison de raisons techniques et de sécurité.
Un projet controversé
Les écologistes pointent du doigt le manque de continuité et dénoncent un système toboggan qui nécessiterait des montées et descentes impraticables, rendant l'utilisation difficile pour les familles et les personnes avec des vélos-cargos. Philippe Poisse, membre de l'association, a ainsi exprimé : "Ce projet pourrait devenir une véritable autoroute pour vélos, peu adaptée à une circulation fluide."
Guillaumon se défend en soulignant que cette piste est essentielle pour décharger le centre-ville des vélos, trottinettes et piétons. Il a mentionné des restrictions sur l'accès au quai Vauban, en raison d'une forte affluence.
Une alternative piétonne ?
Malgré ces préoccupations, le maire insiste sur l'importance de ce projets. Toutefois, les écologistes proposent de réserver les quais de la Basse exclusivement aux piétons, soutenant que cela rendrait cet espace accessible et agréable pour tous. "Avec le réchauffement climatique, cela pourrait devenir un atout touristique pour Perpignan", a déclaré Berjoan. Une pétition contre le projet est également en circulation.
Enfin, selon la mairie, les travaux pourraient débuter cet automne, pour une durée de quatre mois, mais les tensions demeurent palpables sur la faisabilité et la sécurité du projet.







