Un total de cinq jeunes hommes, âgés de 17 à 24 ans, ont été mis en examen entre début avril et le 4 mai dernier. Selon un communiqué du Procureur de la République de Bordeaux, ces individus sont soupçonnés d'être impliqués dans des affaires de crypto-rapt ayant leurs racines en Haute-Garonne, tout en ayant des ramifications qui remontent jusqu'à Nîmes.
Les événements ayant conduit à ces interpellations débutent le 23 mars dernier, lorsqu'une victime est séquestrée chez elle par des hommes armés et cagoulés. Ces derniers parviennent à lui extorquer 68 000 euros en cryptomonnaies, transférés de son portefeuille à un réseau criminel. Ce type d'agression, loin d'être isolé, a récemment été pris en charge par la JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) de Bordeaux, tandis que la Section de Recherches de la gendarmerie de Toulouse coordinate les investigations.
Les recherches ont rapidement conduit les enquêteurs à Nîmes. En effet, peu après le braquage, la voiture des malfaiteurs, décrite comme suspecte, était sous surveillance. Elle a été repérée à plusieurs reprises, notamment lors d'un déplacement de Marseille vers Nîmes dans la nuit du 30 au 31 mars. Quand les forces de l'ordre tentent de procéder à son contrôle, le conducteur prend la fuite, ce qui entraîne une course-poursuite. La voiture est finalement abandonnée, laissant derrière elle deux armes de guerre chargées.
Il s'avère que les individus étaient en route pour une expédition punitive violente, visant à attaquer les occupants d'un commerce à Nîmes. Au total, entre la fin mars et le début du mois de mai, les cinq jeunes interpellés ont reconnu leur participation aux événements. L'un d'eux a même affirmé avoir été recruté par la DZ Mafia, un groupe particulièrement actif dans le sud de la France. Cette enquête met en lumière non seulement l'ampleur de la criminalité liée aux cryptomonnaies, mais aussi les dangers qui en découlent pour la société.







